Pour ceux que ça intéresse chez Betapolitique revue de liens sur la pauvreté, les minima sociaux et les travailleurs pauvres (les glan(d)eurs non pistonnés si chers à notre morale de civilisation) en attendant le 17 octobre, ZE journée mondiale du refus de la misère.
Il reste des jours dispo avec toutes ces journées ?
Refusons donc la misère CE 17 octobre et reprenons les choses sérieuses le 18 n’est-ce pas : business as usual oblige !
Ou alors Observatoire des inégalités dossier “pauvreté”.
Mais putain ! On est le 17… Je refuse donc et avec la dernière fermeté, même, tiens.
C’est l’autre aspect étrange du chômage : la déconnexion des rythmes sociaux. Plus de montre, plus d’agenda, plus de calendrier. Pas si désagréable dans le fond. Refuser la temporalité qui est celle du capitalisme : la presse. De Morand à Cantat on mesurera l’écart.
Mais tous coupab’ ? Nous v’là bouquets de misère.
octobre 17, 2009 à 10:29 |
Refuser la deixis sarkozyste, logique du bouquet de misère.
octobre 17, 2009 à 12:39 |
Exploitation de la misère.
Il faut beaucoup de pauvres pour faire un riche.
octobre 17, 2009 à 14:26 |
cette histoire de temporalité. j’éprouve de grandes difficultés à me réadapter aux tranches de temps comptées, délimitées, étroites…
(genre cours d’informatique: pensez raccourcis clavier, vous gagnez une seconde-là, une seconde-ici! et chaque seconde du patron compte!)
j’ai le sentiment que ce n’est pas la masse d’heures, ni l’intensité du travail, mais la course continue dont le but est de courir le plus vite vers plus de stress, pas d’autre but… enfin bref, c’est ce délire qui est pénible, voir insupportable.
être actif, mais quel plaisir! par contre être occupé parce qu’il faut être occupé, c’est insensé.
vous êtes riche de votre temps, c’est inestimable!
merci pour votre petit mot chez moi ce matin… je me manquais aussi, ah c’est pas toujours simple… mais vive la vie!
octobre 17, 2009 à 14:38 |
http://www.deezer.com/listen-2068240
le morceau s’appelle en réalité “if you can wait”
c’est à cause de la temporalité, parce que dans la chanson y a un passage qui dit un truc du genre:
if time was money
i would be a millionnaire!”
the dirtbombs sont de detroit et font des reprises extraordinaires!
octobre 17, 2009 à 14:40 |
non le morceau s’appelle bien “if you can want”… milles excuses… parfois je lis ce que veux voir et pas ce qui est vraiment écrit… mes excuses…
octobre 17, 2009 à 14:42 |
Euh… faut bien admettre que là je spécule à donf’ sur mes actifs !
Laissons passer les courants d’air (air connu) et bonne course de fond, M’sieur Milhit.
octobre 18, 2009 à 11:29 |
Le discours anti-pauvres (salauds de pauvres) se banalise. Carte scolaire et ségrégation sociale entre autres.
octobre 18, 2009 à 15:34 |
Pauvreté en France
octobre 19, 2009 à 11:31 |
Article paru
le 17 octobre 2009 l’Humanité :
« Aucune nation n’est épargnée par la crise économique mondiale. Comme toujours, ce sont les pays les pays les plus pauvres qui en pâtissent le plus. »
Illustration des propos de Jacques Diouf, directeur général de la FAO : fin 2008, les prix des denrées de bases restaient supérieurs de 17% à ceux de 2006.
Mais d’abord lutter contre les inégalités…
“Pour les travailleurs agricoles, cela implique de respecter les législations relatives au salaire minimum et au droit du travail. Pour les pauvres des villes, enfin, cela signifie un renforcement de la protection sociale : 1,2 milliard de personnes vivent dans des bidonvilles. À l’échelle mondiale, 80 % des familles ne bénéficient d’aucune protection sociale”
… Ou peut-être que non ! Selon un conseiller international de Goldman-Sachs qui fut en son temps conseiller de Margaret Thatcher. Ceci expliquant peut-être cela.
1/3 Théorie du ruissellement, 1/3 charitisme et 1/3 cynisme – on peut rajouter un doigt de mépris à la convenance.
octobre 19, 2009 à 11:43 |
Spéculation sur les matières premières, razzia sur les terres agricoles.
Les bouteilles d’air-de-la-mer ont l’air moins con tout de suite.
octobre 19, 2009 à 13:04 |
Selon Oxfam il y a assez de nourriture sur la planète pour tout le monde. Encore un pb de répartition.
Fuck off !
octobre 21, 2009 à 16:54 |
Et le business de la galère chez nos amis banquiers (dans le Figaro, une fois n’est pas coutume)
octobre 28, 2009 à 09:51 |
La santé prochaine cible ? Quand ce ne serait pas déjà le cas : un quart des étudiants renoncent aux soins.
Belle prévention.
octobre 30, 2009 à 19:59 |
http://sagephilippe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/10/30/et-le-chomage-ca-travaille-qui.html
Ben wais c’est vrai ça, qui, hein ?
novembre 1, 2009 à 08:40 |
Cet article de Contreinfo
Essentiel !!!!!!!!!
Richesse et rareté
[...] “« Notre problème », écrivait-il dans son célèbre essai sur « La fin du laisser-faire », « est d’oeuvrer à une organisation sociale qui doive être aussi efficace que possible, sans contrevenir à nos conceptions concernant une manière de vivre jugée satisfaisante. » Keynes a souligné l’utilité du désir de posséder, en tant que caractéristique sociale et individuelle lorsque la société se trouve dans un état de faible développement économique. Mais lorsque la société a atteint un niveau de richesse suffisant, il convient de passer à des valeurs et à une exigence morale plus élevées.
« lorsque du point de vue social, l’accumulation des richesses ne jouera plus le même rôle, on verra se modifier sensiblement le code de la morale. Nous pourrons nous débarrasser de nombreux principes pseudo-moraux qui nous hantent depuis deux cents ans, et qui ont contribué à faire passer pour les plus hautes vertus certains des penchants humains les plus méprisables. Le mobile de l’argent sera estimé à sa juste valeur. On verra dans l’amour de l’argent – non pour les joies et les distractions qu’il vous procure mais pour lui-même – un penchant plutôt morbide, une de ces inclinations plus ou moins criminelles, plus ou moins pathologiques, que l’on remet, non sans un frisson, entre les mains du psychiatre. Nous serons alors libres de rejeter toutes sortes de coutumes sociales et d’habitudes économiques, telles que certaines distributions de richesses, de récompenses ou d’amendes, auxquelles nous demeurons attachés malgré leur caractère injuste et honteux, pour les services qu’elles rendent en encourageant la formation des capitaux. ». Keynes, Perspectives économiques pour nos petits-enfants.” [...]
[...] “Enfin, il nous faut également mentionner le rôle du vol, de la fraude et de l’emploi de la force dans la création de la richesse. Richard Twaney a écrit un jour que toutes les propriétés ne sont pas le résultat d’un vol, mais que tout vol devient une propriété. La même chose pourrait être dite au sujet de la richesse. L’énorme richesse de Bill Gates provient du monopole de Microsoft et de ses pratiques anticoncurrentielles (et parfois illégales). De ce fait, tout le monde doit transférer une partie de son revenu à Bill Gates. Aucune arme à feu n’a été utilisée, mais il s’agit néanmoins d’un vol. Lorsque l’on observe la situation dans son ensemble, la base de la richesse est souvent le vol, la fraude et le recours à la force. La richesse des États-Unis d’Amérique a été bâtie en premier lieu en volant ou en escroquant les terres des Américains autochtones, par l’enlèvement et l’asservissement des Africains qui allaient travailler cette terre (ce qui est une forme de transfert des coûts) et en exploitant des immigrants.” [...]
[...] Au risque de la redondance, répétons que la richesse ne reste une richesse que si sa rareté est maintenue et si la majorité est exclue de sa possession et de son contrôle. (Aux États-Unis, ont prétend souvent que la majorité des richesses sous forme d’actions sont détenues par la population. Mais c’est sous la forme de fonds de pension et d’assurances, et le peuple (les salariés) n’exercent aucun contrôle et ne peut légalement utiliser ce pouvoir à quoi que ce soit.) Si la richesse devient abondante, son taux de rendement chute, et donc sa valeur baisse. L’idée que chacun puisse devenir riche, au sens néo-classique actuel, est une absurdité, car cette richesse n’existe que si elle est limitée et que sa valeur est directement liée au maintien de sa rareté. L’idée que le marché boursier puisse faire de tout un chacun un millionnaire ne peut fonctionner que si le terme « millionnaire » perd tout son sens. Il serait tout aussi efficace de remplacer les billets de banque d’un dollar par des billets de mille dollars.
Le résultat de cette croissance de la richesse, de cette forme de richesse qui est liée à la rareté et l’exclusion, c’est qu’elle n’a pas eu l’effet qu’avait espéré Adam Smith : la réduction de la pauvreté et l’élévation du niveau de vie de l’ensemble de la société.
Une analyse économique récente de la croissance du patrimoine, a montré que « la création de richesses a été pour l’économie américaine l’un des thèmes dominants dans les années 1990. Entre fin 1989 et fin 1999, la valeur nette réelle du patrimoine des ménages américains a augmenté de près de 15 000 milliards de dollars, soit plus de 50%. Par habitant, la valeur nette patrimoniale fin 1999 était légèrement supérieure à 150 000 dollars. Au sommet, l’augmentation des grandes fortunes a incité certains observateurs à comparer les années 1990 à l’ « Age d’Or » de la fin du 19ème siècle, lorsque Carnegie, Rockefeller, Vanderbilt et autres ont bâti leurs empires financiers. En Octobre 1999, la liste des Forbes 400 incluait 267 milliardaires, 200 de plus que dix ans auparavant. … Plus de 60% de la création de richesse au cours des années 1990 vient de l’augmentation de la valeur des actions détenues par les ménages ». Poterba, 2000.
Pourtant, le revenu par habitant et la productivité ont augmenté de moins de 20% durant cette même période, et les salaires moins encore. De 1988 à 1997 les salaires réels moyens horaires et hebdomadaires ont baissé à un taux annuel de -0,2%. Bien que cette tendance des salaires réels se soit retournée au cours des deux dernières années, elle ne reflète en rien la croissance de la production ou l’augmentation de la productivité, et elle reste loin en dessous de la croissance de la richesse. Cela donne à penser qu’une grande partie de cette augmentation de 50% de la richesse n’est pas attribuable à des facteurs qui favorisent le bien commun (selon la conception de la richesse d’Adam Smith), mais ont été plutôt dus à la redistribution des coûts, la création de la rareté et à l’augmentation de l’exclusion.”
Publié et traduit par Contreinfo
novembre 3, 2009 à 19:41 |
http://www.e24.fr/economie/monde/article150372.ece/Recul-mondial-des-salaires.html
novembre 4, 2009 à 11:10 |
http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1268
Sécu
novembre 5, 2009 à 20:03 |
http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2008/11/10/des-revenus-aussi-mal-partages-qu%E2%80%99en-1929/
novembre 7, 2009 à 10:11 |
http://www.marianne2.fr/Le-retour-au-Moyen-Age-fiscal_a182689.html
Si la fiscalité est régressive elle ne l’est pas que d’un point de vue strictement financier mais également démocratique.
Montesquieu via Alain Lambert via Marianne
novembre 7, 2009 à 11:05 |
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/11/06/la-baisse-tendancielle-du-taux-de-croissance-44/#more-121
Fin d’une série de quatre articles (à bosser !) où il est également question de Dominique Méda citée par M. Jorion aujourd’hui à propos de ses entretiens d’Auxerre.
“Ce sont deux dames jusqu’ici dont les interventions m’ont particulièrement impressionné : Dominique Méda et Laurence Fontaine.
Dominique Méda est revenue sur les thèmes de son ouvrage Au-delà du PIB : Pour une autre mesure de la richesse. On se demande dès ses premières observations : « Pourquoi ne lui a-t-on pas demandé à elle ? » On se rend compte ensuite, au côté corrosif de ses remarques relatives à l’ignorance du Comité Stiglitz-Sen pour des dimensions du bien-être comme les inégalités, l’environnement, la violence, la santé et l’éducation, que les démangeaisons dues à son poil-à-gratter auraient été jugées insupportables par les autres participants. Excellente question posée par l’oratrice : « Pourquoi ne pas avoir ouvert le débat ? »”
http://www.pauljorion.com/blog/?p=4695
novembre 9, 2009 à 16:04 |
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2881
Sondage : l’opinion publique mondiale rejette le capitalisme dérégulé et réclame une redistribution des richesses.
Percolation.
Clivage.
Lucidité.
Action ? Car notre nom est Légion !
novembre 9, 2009 à 19:01 |
http://www.pauljorion.com/blog/?p=4776
François Leclerc sur ce dernier article.
novembre 16, 2009 à 08:10 |
http://www.pauljorion.com/blog/?p=4959
Ce même F.L.